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Soleil et chats, amis ou ennemis ?

Plusieurs de nos copains (ou leur domestiqué) étaient ces jours à Phoenix, Arizona, pour la 8ème Conférence BlogPaws 2016. Un soleil éclatant et une chaleur écrasante étaient également au rendez-vous, et nous nous sommes demandé :

Soleil et chats, amis ou ennemis ?

La réponse à cette question est : un peu des deux. Nous allons vous expliquer :

Amis, car…

  • La chaleur du soleil nous permet de compenser la légère baisse de température de notre corps pendant que nous faisons une sieste.
  • Elle permet aussi aux chats malades d’économiser leur forces pour mieux lutter contre la maladie.
  • Les rayons du soleil (ultraviolets) nous permettent de synthétiser la vitamine D, indispensable pour faciliter l’absorption du calcium et du phosphore et les fixer sur nos os. Si nous manquons de vitamine D et de soleil, nous pouvons être atteints de rachitisme.

Is the sun my friend ?
Ennemis, car…

  • La chaleur du soleil peut provoquer une déshydratation et un coup de chaleur.
  • Les rayons du soleil peuvent provoquer un coup de soleil, surtout chez les chats à peau claire ou les chats nus.
  • Un coup de soleil peut provoquer une dermatite : le bord du pavillon de l’oreille (le plus souvent) perd ses poils, est irrité, et recouvert de croûtes. Un ulcère peut se former et ronger progressivement l’oreille. Les paupières ou la truffe peuvent aussi être atteints.
  • Une exposition excessive au soleil ainsi que des coups de soleil répétés peuvent causer un cancer de la peau, surtout chez les chats à peau claire, les chats nus, ou les chats âgés. Notre copain Harvey en a fait l’expérience : il a subit l’ablation partielle du pavillon de ses deux oreilles à cause d’un cancer. Il s’en est très bien remis comme vous pouvez le voir ici.

Is the sun my enemy ?
« C’est dans la dose qu’est le poison » a dit Paracelse au XVIe siècle, et cela s’applique également au soleil. Faites plutôt vos siestes à l’ombre !

Nos domestiqués peuvent être attentifs au temps que nous passons au soleil, surtout aux heures les plus intenses, afin que nos bains de soleil ne mettent pas notre santé en danger. Il existe également de la crème solaire pour chat : non, non, nous ne rigolons pas ! Si vous habitez une région connue pour son exposition solaire intense et que vous tenez à vos oreilles, pensez-y…

Raw Feeding : de la théorie à la pratique

Il y a un peu plus de quatre semaines, nous avons passé au Raw Feeding (modèle Franken Prey).

La théorie du modèle Franken Prey est la suivante : la viande est coupée en gros morceaux, et chaque repas représente artificiellement une proie entière (viande, abats et os) dans les bonnes proportions.

Mais dans la pratique…
– Pixie n’aime pas les abats.
– Zorro n’aime pas trop les os charnus (cous de poulet le plus souvent).

Si Claire nous laisse faire, Pixie mange tous les cous de poulet, Zorro mange tous les abats, et nos apports nutritionnels respectifs sont déséquilibrés.
Zorro307

Comment faire ?

Claire doit ruser : pour pouvoir surveiller que chacun mange correctement, elle donne les abats et la moitié des os charnus le matin, et l’autre moitié des os charnus le soir.

Zorro vient toujours manger en premier pendant que Claire prend son petit-déjeuner. Elle coupe le demi-cou de poulet en rondelles, et les enrobe de miettes de friandises écrasées. Elle les donne à Zorro en même temps que les abats. Quand Zorro a fini, il reçoit ensuite sa ration de viande. Claire fera la même chose avec le cou de poulet au repas du soir.

Pixie vient manger une fois que Zorro a terminé. Le premier repas de Pixie est broyé (viande et abats). Mademoiselle ne peut pas trier et mange volontiers sa pâtée. Une fois qu’elle a terminé, elle reçoit un morceau de cou de poulet qu’elle ronge et croque avec grand plaisir !

Le repas de la mi-journée est principalement composé de viande : pas besoin de surveiller. Une fois par semaine, Claire enrichit ce repas avec un complément alimentaire (vitamines, minéraux, oligoéléments et taurine) et un peu d’huile de saumon.

Nous aimons bien le poulet, la dinde, le boeuf, et le canard, mais nous aimons moins le lapin. Claire veut nous faire goûter des sardines : pensez-vous que nous allons apprécier ça ?
Pixie et Zorro67

L’instinct de chasse chez le chat

Notre article est un peu plus long que d’habitude afin de répondre à ces trois questions :
– Comment chasse un chat ?
– Comment un chat apprend-il à chasser ?
– Pourquoi mon chat m’offre-t-il ses proies ?

Un corps souple, des griffes acérées, des dents pointues, une excellente coordination, pas de doute, nous sommes faits pour la chasse. C’est instinctif. Chaque moment de jeu est un entraînement à capturer une proie, peu importe que la cible soit une ficelle, une feuille d’arbre, ou les chevilles de notre domestiqué.
Made for hunting

Comment chasse un chat ?

Voici le B-A-BA du chat-chasseur :

  • Choisir les bons moments, de préférence l’aube ou le crépuscule.
  • Choisir le bon endroit.
  • Ecouter pour localiser votre proie, puis vous mettre à l’affût, observer, et attendre. Parfois longtemps.

the prey

  • Lorsque votre proie apparaît, vous rapprocher très discrètement. Abaisser votre corps en gardant la queue bien à l’horizontale. Utiliser chaque arbuste, chaque anfractuosité, chaque brin d’herbe pour se cacher.
  • Focaliser votre attention sur votre proie de la pointe des oreilles jusqu’au bout des moustaches.

Getting closer discreetly

  • Vous accroupir pour mieux bondir. Balancer un peu votre popotin pour détendre vos muscles et garantir un saut parfait. Capturer votre proie par un saut court et précis.

Pounce !

  • Célébrer votre prise et évacuer le stress de la traque en jouant avec votre proie (facultatif, mais hautement recommandé) avant de la tuer.

Playing with my prey

  • Bon appétit !

Enjoy your meal

Comment un chat apprend-il à chasser ?

C’est ma maman Razemoquette qui m’a appris à chasser :

  • Au début, elle apportait une proie morte et la mangeait devant ma soeur, mes deux frères, et moi.
  • Ensuite, elle a posé une proie morte devant nous, et nous a laissé nous débrouiller pour essayer de manger un morceau.
  • Après, elle a apporté une proie à moitié morte, l’a tuée devant nous, et l’a mangée avec nous.
  • Puis elle a à nouveau apporté une proie à moitié morte, mais cette fois, nous avons dû essayer de la tuer nous-même.
  • Nous avons répété plusieurs fois chaque étape pour nous entraîner à être de bons chasseurs. Nous avons aussi continué notre entraînement dans nos jeux de chatons : les bagarres, les embuscades, tout était bon pour développer notre coordination et notre capacité à réagir rapidement.
  • Et quand Razemoquette a estimé que nous étions prêts, et capable de nous tenir tranquille quand elle nous le demandait, nous avons pu l’accompagner à la chasse pour perfectionner notre technique.

C’est ainsi que j’ai appris à chasser à Pixie.
First birdie !

Pourquoi mon chat m’offre-t-il ses proies ?

Parce qu’il vous aime ! Pauvres humains, vous êtes si peu doués pour la chasse ! Il m’arrive souvent de miauler bruyamment en rentrant avec une proie, comme le faisait ma maman Razemoquette pour nous dire que le dîner était servi. J’aimerais bien que Claire apprenne à chasser, c’est pour cela que je lui offre de temps en temps une proie pour s’entraîner et se nourrir. Mais elle n’a pas l’air d’avoir faim : elle me félicite et me remercie, puis me rends gentiment ma proie (dehors !) pour que je puisse la manger moi-même.

Ne grondez jamais un chat qui vous apporte une proie : c’est une marque d’affection. Félicitez-le, et remerciez-le, car il vous considère comme un membre de sa famille, et prend soin de vous en partageant sa proie comme une chatte le fait avec ses chatons.